Ça s’est passé près de chez moi : le tournage d’une scène parisienne du nouveau film de Christophe Honoré !
Enfin, cela devait se passer près de chez
moi. A voir le déploiement logistique de Why not productions plus de deux semaines avant le jour dit, je m’attendais à des heures de tournage sous
mes fenêtres. Je me voyais déjà, offrant une tasse de café à Chiara Mastroianni et ouvrant ma porte avec chaleur au séduisant Louis Garrel.
Mais que nenni ! J’ai à peine aperçu le dit Louis sortant du café du coin sous l’œil du maestro à l’heure où je m’en allais fêter
les saints pères en ce samedi dernier. A mon retour, au petit matin, collants troués-pieds fatigués, l’équipe du film s’était volatilisée avec tout son arsenal technique. Après un repos bien
mérité, j’ai donc rangé ma panoplie de midinette (robe blanche et ceinture dorée) et ressorti mes vieux habits de cinéphile…
Avec un parti-pris bien sûr : celui de défendre le film même si –en toute honnêteté – je n’en sais pas grand-chose.
Alors dans l’ordre :
1) Il est réalisé par l'un des rares surdoués de sa génération : Christophe Honoré –soit 6 films en six ans tous remarqués et remarquables ; une inspiration renouvelée à un rythme
effréné : il termine le tournage de Non, ma fille, tu n’iras pas
danser alors que son dernier opus est encore à l’écran (La belle personne, adaptation contemporaine de La Princesse de Clèves).
2) L’essentiel de ce tournage s’est déroulé en Bretagne, dans la région natale de Christophe Honoré, du côté de Guingamp. La population locale a été mise à contribution, en particulier pour les
passages dansés. Par ailleurs, quelques séquences –forcément essentielles – auraient été tournées dans le 14ème arrondissement de
Paris…
3) Le casting est très alléchant puisqu’on retrouve le très séduisant Louis Garrel (oui je sais, je me répète !) pour une cinquième contribution à l’œuvre d’Honoré, dans le rôle de
l’alter-ego idéal. On compte également Chiara Mastroianni, déjà présente dans Les chansons d’amour (2007) et La belle personne (2008). Marina Foïs, Marie-Christine Barrault et Jean-Marc Barr viennent compléter - entre autres- cette heureuse distribution.
4) Après avoir fait chanter une bien jolie troupe dans Les Chansons d’amour, Alex Baupain (auteur-compositeur émérite) est-il mis à contribution pour faire danser les belles filles éplorées? Je ne le sais.
5) Le titre au charme désuet est un emprunt à la célèbre ritournelle « Sur le pont de Nantes » ; un texte à fredonner nonchalamment en attendant la sortie du film.
Do] Su' l'pont de Nantes
Un bal y est
donné
Su' l'pont de [Sol] Nantes
Un bal y est don
[Do] né
Adèl'demande
A sa mère d'y aller (bis)
« Non, non, ma fille,
Tu n'iras pas danser » (bis)
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