Ultime assertion du « retour du monde », assertion qui –je dois l’avouer- en a inquiété plus d’un et plus d’une (n’est-ce pas Elena ?) :
J’ai rencontré un homme dans le métro
Aimé cette pause dans le mouvement.
Vous avez été intrigués par ces lignes énigmatiques… Alors feuilletez l’album Rencontre…
Une rencontre.
Comment raconter une rencontre ?
Ou plutôt toutes les rencontres. L’universalité de l’attraction terrestre, de la reconnaissance instantanée.
Comment dire la rumeur confuse de l’avant, le mouvement absurde, linéaire du quotidien, et l’indifférence, l’ennui parfois.
Et puis soudain, cette vibration imperceptible de l’air, ce basculement de l’existence, cette extension du temps, cette présence au monde qui est aussi absence à la réalité.
Et encore, l’évanouissement de la pensée, l’embrasement du corps, l’émiettement, la dissolution et ce que cela suppose de contraire : l’unité, l’harmonie, le sens dans le non-sens.
Les vieilles métaphores ne sauraient s’user. Mais la langue, les mots ne peuvent venir à bout de ce qui dépasse toutes les rhétoriques amoureuses : la vibration de l’âme, le sursaut du corps se débattant avec les éléments.
La rencontre qui fait quitter terre, qui fait manquer d’air, qui vous rend pareille à l’eau et au feu. Décomposée et recomposée ; recomptée – en un instant - au nombre des vivants.
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