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Lundi 17 mars 2008

Avertissement aux lectrices et lecteurs réguliers de ces pages

 Le papier qui suit est une brève de commande à destination d’une chère exilée, murée dans un meublé au design poststalinien, nourrie au goulasch et sérieusement en manque de légèreté.

Alors voilà du lourd ! J’ai épluché la bible des magazines féminins pour la belle et je lui (vous) offre tout ce qu’il faut savoir pour rejoindre le club très sélect des femmes (im)parfaites de l’été 2008.

 

I - Les dix commandements de la mode féminine de l’été 2008 :

1) Tu seras femme-fleur ou ne seras pas. En sac, en ceinture, en bijou ou en chaussure, en bouquet ou soliflore, Marguerite ou tubéreuse, la fleur est partout ! 
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2) Tu chineras le parachute violet pour te customiser la maxi-combi de l’été.
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3) Tu achèteras un collant résille bleu avec trois options au choix :

         a- L’option : je suis capable d’aller chercher mon courrier sans chemise, sans pantalon (succès garanti !).
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         b- L’option : je prends mon air triste et le porte en voilette.
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         c- L’option : je suis une femme libérée et je fais c’qui me plaît, plaît, plaît, en le glissant sur mon épaule et en le portant tête penchée.
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4) Tu ne craindras aucun imprimé. Ta beauté est insolente.
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5) Tu lacéreras toute ta collection de jeans Diesel sans sourciller.
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6) Tu observeras pour la cinquantième fois de ta vie que La chemise blanche est vraiment l’investissement du siècle.
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7) Tu accepteras une fois pour toutes ton côté Pocahontas.
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8) Devant ton miroir, tu prendras la pose mannequin 2008 puis si tu l’oses, tu la tenteras à la supérette et à la buvette de ton quartier.
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9) Ta foi dans le botox deviendra inébranlable et tu n’auras plus peur de la grimace.
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10 enfin) Tu cesseras de couper les cheveux en quatre voire de les couper tout court !

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II- Deux ou trois réponses indispensables à quelques questions primordiales concernant cet été 2008 :

1) Quel livre condamneras-tu aux grains de sable et aux miettes collantes de Paille Framboise ?

Je parierais sur La Consolante, le Anna Gavalda à venir.

2) Où en seras-tu avec ton homme ?

Tu feras l’amour 8.7 fois par mois (eh oui, c’est la fréquence de nos rapports sexuels selon la dernière étude de l’Inserm).
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3) Quelle musique immortalisera ces ébats ?

Le dernier album de The Kills ;

         a) Parce que tu es censée l’aimer,

         b) Parce que Jamie Hince est le nouveau Mr. Kate Moss et qu' il faut le savoir pour maîtriser son Voici de juillet.

4) Quel éphèbe te fera rêver ?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Daniel Day Lewis (re)trouvera une place de choix dans ton Top 10 des mecs les plus séduisants de la planète.
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5) Coquillages et crustacés : quel symbole BB sera-t-il retenu cet été ?

Nue au soleil ! Mais coiffée d’un casque tout de même….

N’ayant besoin de personne en Harley Davidson…

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Tout un programme, n’est-ce pas ?

par Auteur(e) publié dans : (Im)perfection communauté : Interlignes
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Mercredi 12 mars 2008

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Je suis d'humeur Orange.

Surtout, n'y vOyez aucune filiation au mOdem de M. BayrOu.

D'ailleurs, je suis encore toute chambOulée, pas vOus?

Oh nOn, ce n'est pas cette manière de manier le verbe, de travailler les cinq mOts-clefs : sectarisme /pluralisme, verrouillage/déverrouillage et Ouverture...

Non, ce qui m'a tourmentée c'est de le voir dimanche au soir, rayOnnant, à Pau, entre la soeur d'Anne Sinclair (Mais si! Cette brune mate en tailleur jaune...) et le cousin de Dominique Strauss-Khan (la mine faussement bourrue à sa droite)!

Si ça se trouve le François, il avait loué la salle des fêtes de Pau pour la prOclamatiOn des résultats, mais avant lui (eh oui, au MOdem on n'est pas riche) pour animer  le bridge du troisième âge, le club avait organisé un concours de sosies.

Du coup, notre François Filou a trouvé un moyen économique d'embrouiller le PS et de remplir la salle.

Vous aurez au moins remarqué comme ça l'a mis d'heureuse humeur le FrançOis.

par Auteur(e) publié dans : (Im)perfection communauté : Apprendre et découvrir
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Vendredi 7 mars 2008
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Pourquoi ne pas passer notre journée à sauver des princesses alanguies à force de coups de dés et d’objets merveilleux ? Jouer les Spiderman intrépides sur la toile, les Supermans sans peur et sans reproche…  Devenir  un vrai Man pour les Candy de notre vert paradis. Bien à l’abri derrière les hauts murs par d’autres construits.

 

Va pour le mot d’ordre du jour :

- Perpétuons les enfantillages ! Jouons à chat ! Vivons  de magie ! Habillons-nous  de plumes ! Plantons une tente d’indien dans les vastes jardins ! Chassons les papillons ! Invitons Mary Poppins à régner – presque- sans partage sur nos heureux  divertissements.

J’ordonne donc aujourd’hui de ne pas acheter les journaux, de ne pas écouter la radio et d’oublier les devoirs municipaux.

Confectionnons plutôt  un énorme gâteau à dévorer entre gentils de bonne compagnie.

Conspuons les méchants. Surtout les journaleux et les instituteurs.

Considérons le monde des adultes comme nul et non avenu.

Con…

Oui, conditionnons ce pays enchanté selon notre bon plaisir.


- Par quoi doit-on commencer ? Se risque un valet.


-
Dressez donc une petite table avec la dinette en émail, et installez les poupées Rachida et Carla sur deux petites chaises de bois.


-
On va jouer à quand on sera grands ??!! S’enthousiasme le petit François.


L’ourson Nicolas s’assoit d’un air las. Il y en a toujours un pour jouer les rabat-joie.


- Les grands… Très peu pour moi.

 

 

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Jeudi 7 février 2008

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Il n’y a pas de musique sur ce blog.

Pourtant je ne peux imaginer mon monde sans musique, sans cette pulsation primitive qui habite toutes les civilisations, sans ce jaillissement qui se nourrit de toutes les traditions et de toutes les révolutions.

Vibration aux variations infinies déclinées sur le mode vie.

Voyage au croisement de mélanges improbables.

Dialogue constant et renouvelé dans l’infini des cultures musicales.

Alors ?

Instinctive dans mes choix musicaux, je me sens trop inculte en la matière pour soliloquer sur la valeur de tel ou tel album, le talent de tel ou tel artiste. Elire ? Choisir ? Je ne peux m’y résoudre.

Cela me protège un peu des préjugés ou des réflexes élitistes. J’aime ou je n’aime pas.

Les sons traversent le quotidien et parfois un miracle se produit : ils transfigurent une parcelle de temps. Car un seul titre musical a ce pouvoir de figer un instant T dans une bulle émotionnelle indestructible. Il suffira de réentendre ce même titre – quelquefois plusieurs dizaines d’années plus tard - pour replonger dans l’émotion de ce moment et en retrouver toutes les nuances.

Merveilleuse mémoire du corps.

La musique ravive ce que le corps, la peau et l’ossature peuvent enregistrer. Elle trouve son origine dans l’expérience fœtale et reste attachée à ces premiers pas de l’expérience humaine. Il faut voir comme un tout petit sait danser ; le plaisir qu’il prend à bouger, à se balancer, à vivre corporellement la musique.

 

C’est ainsi qu’elle touche plus directement, plus largement, plus universellement que la littérature.

Il y aurait pourtant un roman à écrire.

La vie d’un homme ou d’une femme à travers –disons- cent titres musicaux.

Difficile. Quelle généalogie sans fin ! Car il faudrait aussi faire revivre la musique du père, de la mère, des ancêtres, des enfants… Pourtant, quelle richesse universelle et unique que ces vies traversées – dans tous les milieux du monde- par une voix, un rythme, des sons qui donnent sens à un état du corps, de l’âme, à un état de soi dans le monde.

Sourds collés aux trépidations de la terre mère, aveugles arrimés au clavier : autant de clichés qui rappellent combien il est nécessaire de cultiver cet art des sens.

Il faudrait bien sûr écrire un roman qui ne renierait aucun titre honteux, aucune petite aux allures mutines, aucun bellâtre aux intonations de crooner dans cette histoire d’oreilles, de corps et de cœur habités. D’Emilie Jolie à Julien Doré !

C’est sans doute déjà fait.

D’ailleurs, aujourd’hui, grâce à l’internet, la playlist est devenue une autre manière de se raconter…

Une sorte de « j’écoute donc je suis ! » à portée de tous.

A consommer sans modération !

 

 

 

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Vendredi 1 février 2008

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La vie,
celle qui s'écrit quand le temps a passé
et que les pensées peuvent se dépenser,
m'a tenue plusieurs semaines
éloignée de ces pages.
Encore deux, trois maux à panser
et les mots recomposés
retraceront la trame
qui s'est effacée.

J'embrasse tous ceux qui se sont gentiment inquiétés
de mon absence
ceux qui ont la générosité d'interroger 
le silence.

par Auteur(e) publié dans : (Im)perfection communauté : Interlignes
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Mardi 15 janvier 2008

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Fruits de saison
A donner ce mardi :

Les roses de Noël

Les cahiers noircis

Les vertes prairies

La valeur des années

Le fruit du hasard

Les pensées éparses

Les âmes bien nées

Les pains quotidiens

Les enfants perdus

Et la mer à boire.

 

par Auteur(e) publié dans : (Im)perfection communauté : Interlignes
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Dimanche 13 janvier 2008

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Dans l’enclos capiteux aux cloisons chamarrées,

Elles lavent leurs pensées des mauvais coups du sort,

Cherchant à se soustraire aux soucis et remords

Et à  marcher légères, sous les eaux, ruisselantes.

 

Baigneuses de tous temps et de tous continents,

Femmes de confidences et filles de secrets,

Elles célèbrent ce rituel des ablutions communes

Qui laissent derrière soi

A demi étouffées

La pesanteur des jours

L’âcreté du passé,

Tout ce gris de la peau

Que l’on peine à gommer

Dans les bassins d’eaux douces

Aux chagrins renouvelés.

 

Elles s’en vont au Bain,

Telles les Orientales

D’un Hugo exotique,

Fouler de leurs pieds nus

D’autres rêves noyés.

 

Moiteur inconnue,

Amollie les épaules

Et adoucie les courbes de ces

Filles du nord

Qui oublient

Un samedi

Dans les vapeurs du Bain,

La morsure du froid

Et des sombres pâleurs.

 

Samedi 12 janvier : Hammam.

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par Auteur(e) publié dans : (Im)perfection communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Lundi 17 décembre 2007

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Il ya des lundis matins comme ça où la vie a décidé d’être généreuse avec les pauvres mortels que nous sommes.

Des lundis à en oublier le froid glacial, la baisse du pouvoir d’achat, la croissance qui ne vient pas (vous remarquerez que - par décence - je ne vais pas jusqu’à évoquer les sans-abris, les mal-logés et autres crève-la faim, les otages divers et avariés, les dictateurs en goguette sur le sol français…).

Moi, ce lundi, contre toute attente, je ne me suis pas réveillée dans mon Hôtel particulier coutumier.

Je suis sortie des bras de Morphée dans les draps satinés du Château de la Belle au Bois dormant. 

Mon corps reposait sur un majestueux coussin à festons irisés quand Donald est entré pour me servir un café en faisant coin-coin.

Par la fenêtre décorée de rideaux volantés, j’ai aperçus Mickey et Minnie qui répétaient leur numéro de claquettes emmitouflés dans de jolies doudounes fourrées.

J’ai petit-déjeuné un peu trop copieusement et me suis rendormie après avoir avalé ma cinquième brioche dorée.

Puis – oh surprise divine ! - je me suis réveillée sous le feu d’un baiser ; au-dessus de mon visage un peu nauséeux se tenait un homme, ou plutôt un petit homme, oui c’est ça : un petit homme au sourire crispé.

Il semblait inquiet,  comme figé dans l’attente ; il attendait qu’enfin je le reconnaisse. 
Il me disait bien quelque chose mais… J’ai essaye de lister les hommes de ma connaissance : Ken ? Quasimodo ? Peter Pan ?

Rien à faire : ça ne collait pas avec cet homme-là

Je savais inconsciemment qu’il fallait que je me donne deux ou trois claques, que ça ne pouvait pas être un état normal un lundi matin après un week-end d’une sobriété parfaite.

Et c’est là que j’ai compris : cette année – par ma volonté capricieuse -  le lundi 24 décembre avait été avancé d’une semaine et l’homme qui se tenait devant moi était le cadeau que j’avais entouré quatre fois sur ma liste : un Nicolas !

Un beau Nicolas rien que pour moi.

Merci papa Noël !

Signé : Ta Carla.

 

 

par Auteur(e) publié dans : (Im)perfection communauté : Interlignes
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Lundi 17 décembre 2007
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Je ne sais pas pour vous mais moi je dis bravo ! Bravo Jacquot !

Jacques Martin avait présenté sa femme Cécilia à Nicolas, elle est repartie avec. 
On en reprend d’autres et on recommence : c’est ici au tour de Jacques Séguéla de faire les présentations et bingo !

Les publicitaires ont un de ces nez fins !

Parce que  Carla, c’est LA « the nana » de Nicolas ! On ne pouvait imaginer couple plus en phase, binôme mieux assorti. Exit les Marilyn et John ! Voici venu le temps de Nico et Carla.

Je m’en vais vous le prouver par une simple et courte explication de texte. 
Car Carla, divine déesse, est une exquise prophétesse. Elle rendit ses oracles dans un album qui la consacra chanteuse et il suffit de se pencher sur les textes susurrés qui ont fait son succès pour y voir la romance annoncée et comprendre que notre Carla est faite pour Nicolas.

 

1) Elle ne pouvait pas passer à côté puisqu’elle avait déjà dessiné son portrait :

Regardez-moi
Je suis le plus beau du quartier
J'suis l'bien aimé
Dès qu'on me voit
On se sent tout comme envouté
Comme charmé, hum
Lorsque j'arrive
Les femmes elles me frôlent de leurs
Regards penchés
Bien malgré moi, hé
Je suis le plus beau du quartier, hum, hum, hum

2) Elle l’accepte comme il est, même abattu par les mauvaises âmes qui ont condamné la visite de m’sieur Kadhafi, même fatigué par tous ces Jets à prendre pour aller sauver des gens de par le monde, même abimé par le chaos d’une vie sentimentale décousue. 
Altruiste de nature, Carla se sacrifie pour cet autre, cet homme qui sanglote la nuit venue dans son grand lit vide.

 

J'en connais des superbes,
Des bien-mûrs, des acerbes,
Des velus, des imberbes,
J'en connais des sublimes,
Des mendiants, des richissimes,
Des que la vie abîme...

 

3) Elle a la tête sur les épaules, elle est pragmatique, pas de celles qui s’emballent et déballent des « je t’aime » à la pelle. 

L'amour, hum hum, j'en veux pas
J'préfère de temps de temps
Je préfère le goût du vent
Le goût étrange et doux de la peau de mes amants,
Mais l'amour, hum hum, pas vraiment !

4) Elle est coutumière du paparazzo, du plan média, amie du Séguéla ; elle aime ça, se la jouer Dolce Vita comme Anita, sous les crépitements et les vivas. Des années de podium avec Karl, cela prépare à la première marche !

 

Dès que je souris
Les canards sont ravis
Le petit oiseau va sortir dans "Aile"

 

5) Elle veut travailler plus, que ça bouge en elle et autour d’elle. Il lui en faut un qui dépote.

 

Je suis excessive,
J'aime quand ça désaxe,
Quand tout accélère,
Moi je reste relaxe
Je suis excessive,
Quand tout explose,
Quand la vie s'exhibe,
C'est une transe exquise, (ouais).

 

6) Elle aime, il aime les amours-miroirs : Oh miroir ! Oh mon miroir ! Dis-moi qui de nous deux est le plus irrésistible aujourd’hui. Et elle chante aussi : Ah je ris de me voir si belle -pardon - si beau en ce miroir !

Je suis ton pile
Tu es mon face
Toi mon nombril
Et moi ta glace
Tu es l'envie et moi le geste
Toi le citron et moi le zeste
Je suis le thé, tu es la tasse
Toi la guitare et moi la basse

 

7) Et puis surtout, elle a un programme ! Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, elle a rempli son assiette au buffet :

 

Il faudrait que tout le monde réclame auprès des autorités,
Une loi contre toute notre solitude,
Que personne ne soit oublié,
Et que personne ne soit oublié

Nico et Carla

Carla et Nicolas

Tralalalalaaaaaaaaaaaaaaaaa ah ! ah ! ah !

 

 

 

par Auteur(e) publié dans : (Im)perfection communauté : Biffures chroniques
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Lundi 10 décembre 2007

Je me suis lancée dans la création de ce blog avec l’insouciance des débutantes, la fraîcheur des néophytes, la naïveté des oies blanches.

On m’a dit « Catégories » ?

J’ai listé : littérature, écriture, peinture, confiture… A suivre, un jour, c’est sûr, ma gelée de mûres.

On m’a questionné : « pseudo » ?

 J’ai lu les gens qui comme moi ne savaient pas et signaient sans sourciller : « anonyme » ou « auteur ».

Dans l’embarras du choix, j’ai préféré le second car tous les mots alignés de moi seraient.

J’étais au point zéro de la maîtrise de la Sphère,  je ne me répandais pas encore en commentaires, je ne recourrais pas aux vieux inventaires.

 

J’étais décidée à me cantonner à un projet faussement sérieux : décrire les aléas de la vie d’une femme (im)parfaite. Version culture, musculature, murmures, rupture, déconfiture.

Du léger, du « qui ne pèse pas mais repose ». Du glamour,  du Elle et compagnie.

Sans compromis avec l’épanchement, la dissection du moi, le dégoulinage larmoyant.

 

J’avais dit « fiction », attention ! Ni auto, ni docu, ni dico.

Ou alors critique ! De bons coups de trique aux mots des autres.

J’avais dit distance. Du blog sans dépendance.

Quel intérêt ces pseudo-relations virtuelles ? Ces bafouilles de l’égo ?

 

Et puis… Et puis…

De balbutiements en accomplissements, je suis tombée dedans.

A la faveur du mouvement, j’ai commencé  à déposer des bouts de moi, délaissant la critique et renouant avec l’ouvrage de tous les bloggeurs : améliorer le quotidien, transfigurer le réel, éclairer la vie par le truchement des mots. Rendre unique le commun en le brodant sur toile. Sans autre ambition que d’être juste, honnête, sincère, avec soi et les autres.

 

A la faveur des croisements, j’ai fait des rencontres d’un nouveau type : là un rebelle flamboyant ou un poète maudit, ici une écorchée vive, une plume rieuse, un verbe querelleur : des êtres de frappe, de clic et de souris qui osent être ici ce qu’en d’autres lieux, la pudeur interdit.

Et je me suis fait plumer. Comme une oie. Accro aux petits pas des visiteurs, aux vivants échos, aux biffures noires sur blanc de ces communautés de goût.

J’ai plongé dans tous ces réservoirs d’émotions, de déceptions, de sensations avec un plaisir non dissimulé.

 

Nous sommes aujourd’hui 7 millions de bloggeurs en France. Champions du monde !

Je suis de ceux-là.

A quoi cela rime puisque le nombre de lecteurs tarit ? Diront certains à juste titre.

A ça. Cette vie autre qui interroge notre mode d’exister en ce monde et en ce jour.

Résistance dérisoire ? Autre forme d’individualisme ? Repli sur soi?

Je ne crois pas.

Plutôt une manière – élégante et fraternelle – de s’entendre.

 

Une délicieuse symphonie blogguesque où les voix se répondent mais où la dissonance est permise si la bienveillance est de mise.

 

par Auteur(e) publié dans : (Im)perfection communauté : Biffures chroniques
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Présentation

  • : Femme (im)parfaite mode d'emploi
  • femme-im-parfaite-mode-d-emploi
  • : Ecriture Femme culture littérature Société societe
  • : Les trentenaires sont sous le prisme des médias ; on ne compte plus les comédies racontant les heurs et malheurs de ces vieux ados cherchant vainement leur inscription dans le monde. J'ai donc décidé d'apporter ma pierre à la construction de cet édifice vacillant : l'identité d'une trentenaire. Sans miroir déformant, j'y déposerai des reflets de mon MOI (im)parfait, j'y livrerai quelques conseils pour une vie dorée, j'y ferai entendre l'écho de mon petit monde, version sucrée ou salée.
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