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(Im)perfection

Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 19:05

P1020653.JPG

Berlin. 30/04/11. Checkpoint Charlie.

J'usqu'en 1990, ce point de contrôle constituait la principale porte d'accés pour les alliés, étrangers et diplomates en transit entre les parties est et ouest de la ville. Un panneau précisait alors en anglais, russe, français et allemand : "Vous quittez à présent le secteur américain." Aujourd'hui, la signalétique est affaire de musée. Apple se charge du reste!

 

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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 15:12

        P1020347.JPG

11 mars 2011- Isère - Suspendue par le câble du téléphérique, elle remonte le flanc droit de la montagne dans une ronde coquille de verre.

         Cette déambulation faussement aérienne la plonge instantanément dans une humeur précipice.

         Transportée dans l’absolue pureté du ciel bleu, vers la promesse des étendues neigeuses qui gagnent à faire glisser des corps par milliers, elle se sent happée par le décor.

         A portée d’yeux palpitent les monstres rocheux. Leur puissance minérale inspire respect et humilité. Et le silence de l’enclos mouvant invite aux détachements imaginaires, aux migrations rêveuses.

         Loin des cimes blanchies accrochant les touristes, elle pourrait suivre les veines noires de la roche, s’enfoncer dans les tranchées souterraines pour sentir battre le cœur de la pierre, puis passer de l’autre côté. En bas, une route serpente vers l’Est, remonte vers la frontière, un col alpin fermé l’hiver. L’étranger est derrière - un paese peuplé de veuves noires, pleurant leurs amours perdus, leur malheur amplifié par l’écho des murailles : « ils sont tous morts…, tous morts…, morts…, mor…, mO…O…OOOO… »

         La portée enivrante de la masse rude et abrupte, le bruit distordu de cette douleur sans fin sont telles, qu’elle est prise de vertige.

         Les crocs des à-pics enserrent sa poitrine, ses jambes vacillent, l’air lui vient à manquer.

         La terre tremble à Sendai.

         La terre tremble à Sendai et sous ses yeux, la montagne resserre ses lacets.

         Médusée, elle observe le corset marmoréen qui se referme, en contrebas, sur le village.

         Il faudra tenter de fuir par les hauteurs, par le chemin de la citadelle figée dans son retrait austère, avant que les eaux du torrent délogé de son lit -déchaînées et décuplées - ne viennent coucher les corps.

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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 11:45

      Jasmine-Wallpaper-Design-William-Morris

    Dans le grand chantier qui s’ouvre désormais en Tunisie pour construire une démocratie réelle, fondée sur des choix politiques et économiques sains et solides, les questions ne manquent pas. Au vue des manifestations qui ont encore lieu tous les jours, des enjeux relatifs entre autres à l’exclusion du RDC de la scène politique (le pays est noyauté depuis 23 ans par les membres du parti de Bel Ali)  et au rôle des agents du ministère de l’Intérieur au sein de la population, il peut sembler anecdotique de s’interroger sur le nom à donner aux « évènements » qui ont eu lieu depuis un mois en Tunisie.

         Pourtant, nommer dés aujourd’hui ces « évènements » c’est déjà donner un tour particulier à cette page de l’histoire de ce pays. C’est aussi interroger non pas les raisons (pouvoir autocratique, censure, difficultés économiques…) mais les modes de pression qui ont abouti au départ de Ben Ali.

          Le journaliste du quotidien « Essahafa », Zied El Hani, invité ce matin à l’émission de Pascale Clark (Comme on nous parle sur France Inter) en direct de Tunis, a pris position en faveur de l’expression « Révolution de Jasmin ». Une dénomination que le « cyberdissident » Hamadi Kalouicha, également invité, a largement discuté, arguant des épisodes sanglants vécus par la population depuis le 17 décembre dernier (jour où Mohamed Bouazizi s’immolât par le feu, devant les bureaux du gouverneur de Sidi Bouzid, pour protester contre la saisie de son étal de fruits et légumes par la police) jusqu’à aujourd’hui. La douceur et la pureté connotées par le jasmin rendant difficilement compte en effet du nombre de victimes lié à ces évènements.

          Si on pouvait lire hier sur une pancarte brandie lors de la manifestation réclamant l’exclusion du gouvernement du RCD « Sous les pavés, la révolution de jasmin », les jeunes, majoritaires dans ce mouvement « révolutionnaire » préfèrent parler de « Révolution Facebook » tant les réseaux sociaux du Net et la téléphonie mobile ont joué un rôle majeur à la fois dans le rythme des évènements et par rapport à l’ampleur des regroupements populaires.

           Il serait peut-être plus sage de parler simplement, pour l’instant, de « Révolution tunisienne » mais sait-on à ce jour si le départ de Bel Ali résulte de ce seul soulèvement populaire ? Il faudra sans doute encore du temps, beaucoup de temps, pour faire toute la lumière sur le basculement que vient de vivre ce pays.

        Sans prendre position sur cette question du nom et sans établir de parallèle ou de lien direct avec ce qui se passa en Iran en 1979, cette discussion légitime sur la dénomination des événements m’a renvoyée au formidable film de Marjane Satrapi « Persépolis » et en particulier à l’ultime scène de celui-ci. On y voit la réalisatrice se souvenir des persécutions vécues par les iraniens sous le régime islamiste. Le film met en images l’impossibilité pour toute une jeunesse de vivre librement et montre la toute-puissance d’une police entièrement soumise à la cause du régime du Shah d’abord puis à celle de la république théocratique islamique. Mais la réalisatrice retrouve aussi, au détour de ce voyage rétrospectif en sa terre natale, un magnifique souvenir de petite fille, quand resurgit le parfum de sa grand-mère. Car soudain, c’est cet effluve –de jasmin- qui semble condenser tout ce qu’il lui aura fallu sacrifier sur l’autel de la liberté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 15:44

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        Heureux qui comme Stéphane Hessel a fait un long voyage…  Il en est retourné plein d’usage et raison… Après cette année politico-médiatique assez folle, qui a nourri les effets de la crise de variations plus ou moins scabreuses sur le thème de l’immigration, de la sécurité et plus globalement du « péril en la demeure », la France  - ce joli petit village houelbecquien  - s’est trouvé un visage de consolation.

        Un visage… Le mot est sans doute bien réducteur pour évoquer un homme né en 1917, entré en résistance en 1940, déporté à Buchenwald, co-auteur de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, ambassadeur de France jusqu’en 1985, défenseur de multiples causes parmi lesquelles celle des « sans papiers ». Pourtant c’est bien ce visage de vieillard débonnaire  qui retient mon attention car il participe sans aucun doute au succès de  « Indignez-vous ! » , paru en octobre dernier et déjà écoulé à plus de 800 000 exemplaires. C’est ce visage qui fait rayonner l’engagement, la simplicité et la sincérité de l’homme. Or vu d’en bas, c’est-à dire à hauteur de citoyen français lambda : de la sincérité et de la probité, c’est justement ce qui semble faire cruellement défaut à nos responsables politiques.

       « Indignez-vous ! », intervient donc à point nommé. Modèle moral s’il en est, Stéphane Hessel fait actuellement un contrepoint idéal à ceux qui nous gouvernent : défenseur de la gauche laïque républicaine, il prône la tolérance, l’ouverture et souligne l’importance de la culture. Sans jouer particulièrement les donneurs de leçons, Stéphane Hessel redonne foi et espoir dans l’engagement au sens fort, et plus humblement dans une certaine manière d’être au monde, à la vie, qui a quelque chose à voir avec le postulat du bonheur. Enfin, il connaît par cœur plus de 100 poèmes comme si la poésie que l’on porte restait un trésor inviolable, même dans les pires heures.  

 

jules_ejim2a.jpg

 

   Mais une fois encore c’est ce visage qui m’interpelle, sans doute parce que je ne peux m’empêcher d’y déceler le jeune homme et même le petit garçon. Pourquoi ? Parce qu’avant le tapage médiatique occasionné par le succès de « Indignez-vous ! », je découvris Stéphane Hessel, à la faveur de la série documentaire « Il était une fois… Jules et Jim ». Il y apparaissait comme le dernier témoin des amours non-conformistes de sa mère Helen Grund, avec son père allemand Franz Hessel et le romancier français Henri-Pierre Roché. Je fus alors frappé par la douceur exquise avec laquelle il évoquait l’extraordinaire liberté de sa mère et l’amitié indéfectible qui lia ces deux hommes tout au long de leur vie. Je fus charmé aussi qu’au lieu de faire mentir la fiction, il adouba François Truffaut comme digne traducteur de ce mode de vie non conventionnel revendiqué par ses parents.

    Pourtant l’héritier de cette double filiation affective et intellectuelle, au-delà du magnifique film de Truffaut, c’est bien lui, Stefan/Stéphane Hessel : quand il sourit  de se voir si « modèle » en cette France du XXIème, je me demande si ce n'est pas encore un peu pour cette mère qu'il participe à la scène du monde. Comme un dernier hommage à la liberté d'exister de cette étenelle "Catherine" de Jules et Jim.

 

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Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 20:33

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         Je voudrais commencer cette année 2011 en partageant avec vous un coup de cœur cinématographique intitulé Le nom des gens. Le réalisateur Michel Leclerc signe avec sa compagne Bahia Kasmi un film d’une largeur de vue enthousiasmante. Le pitch est pourtant d’allure modeste : une jeune femme plutôt à l’aise avec la nudité et 100% militante de gauche s’emploie à coucher avec un maximum de mecs de droite, pour les convertir corps et âme à sa cause politique… Mais l’histoire serait trop simple si cette jeune femme, prénommée Bahia et idéalement interprétée par Sara Forestier, ne croisait entre autres : des sans-papiers, Lionel Jospin, des fantômes grecs et algériens, un cygne mort et l’amour en la personne d’Arthur Martin, finement joué par Jacques Gamblin.

         Film politique au sens noble et comique au sens plein, Le nom des gens réussit à poser avec justesse la question de l’identité : choisie, cachée,  refoulée, refusée…, tous les personnages de l’intrigue ont mal à leur identité. On en rit beaucoup. On pleure aussi avec eux. Sans doute parce qu’on leur ressemble un peu : nous sommes nombreux à être comme eux des « bâtards » de la République française, nés d’une mixité culturelle parfois difficile à réaliser, mais non moins réelle et passionnante.

         Avec ce film, on pense aussi… Que parfois on peut se faire rattraper par des frayeurs honteuses qui empêchent purement et simplement de vivre ensemble. Et cela fait du bien de s’extraire du climat nauséabond des « ensemenceurs » de la peur.

         Posons-nous la question : qu’est-ce qu’un patronyme ? Quelle adéquation existe-t-il entre le nom et l’identité d’une personne ? Le nom des gens choisit le chemin de la comédie pour explorer un sujet dont l’actualité est devenue particulièrement brûlante au cours des derniers mois. En vérité : qu’est-ce que le nom ? Parfois il révèle et parfois  il ment.

         A simple titre d’exemple : j’ai un prénom biblique qu’on croit souvent d’origine bretonne. Je précise toujours qu’il vient de l’hébreu rien que pour voir le visage de mon interlocuteur se figer : « vous êtes juive ? » Je dois presque m’en excuser : « Non, mon prénom est tiré d’une célèbre comédie musicale des années 70, jouée à Paris en pleine ère peace and love. C’est vous dire si ce n’est pas sérieux ! » Ça aussi, je le raconte toujours afin d’examiner ce mélange étrange de déception et de soulagement chez ce même interlocuteur… Je vous passe l’histoire de mon nom qui a quelque chose à voir avec les conquêtes anglo-normandes  et l’ascendance maternelle, du type macaroni-polentone !

         Cette mixture bigarrée qui façonne une identité, comme celle d’Arthur Martin, de Bahia  Benmahmoud ou d’Annette Cohen, me plaît. Car après Le nom des gens, je n’ai pas de mal à affirmer que ça ressemble à ça aujourd’hui, d’être français(e).

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Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 16:55

Dans mon humeur vagabonde qui traîne du côté des 90', il y a aussi :

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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 09:56

Il y a des rencontres posthumes qui sonnent comme des évidences. Je dois à Not So blonde la découverte de cette version de Smells Like Teen Spirit par Patti Smith.

Une voix rocailleuse qui convoque des fantômes à l'esprit frondeur : Kurt Cobain bien sûr mais aussi, pas si loin, le poète aux semelles de vent et le plasticien Robert Mapplethorpe, dont elle raconte les débuts artistiques à New-York dans le récit initiatique Just kids paru chez Denoël en octobre dernier.

 

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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 11:00

            Je ne sais pas si c’est moi, ou si ce sentiment est partagé par d’autres, mais les années 70 semblent aujourd’hui avoir particulièrement le vent en poupe dans l’espace créatif. Sans même parler des comédies musicales dédiées à feu Mike Brant et autres Mamma Mia, la nostalgie 70 s’immisce un peu partout dans le champ de l’image, comme si ces années constituaient pour les créateurs à la fois un refuge et une source continue d’inspiration. Ce n’est pas désagréable pour les trentenaires-presque quarantenaires comme moi, juste suffisamment régressif pour donner l’impression d’avoir vieilli pour de vrai !

            Démonstration en trois points :

 

 

            1) Le succès de Potiche (1.44 millions d’entrées en 2 semaines) ramène aux belles heures de la télé de papa. Cela ne devrait pas me déplaire (disponible dans les bacs, Nous les enfants de 1951, un ouvrage sur la génération des Baby-boomers) mais je constate que le public a plaisir à voir resurgir les Saintes chéries, les Cages aux folles et les Jacqueline Maillan… Dans Potiche, « nous sommes en 1977 » et incontestablement même si la France a déjà essuyé deux chocs pétroliers, sur le plan socio-économique, tout est plus simple. Le patron de l’entreprise familiale de parapluies siège dans sa demeure, à deux pas de l’usine et les ouvriers savent immédiatement avec qui ils vont - ou s’empoigner ou négocier-. Aujourd’hui ce principe de lutte frontale n’a plus de fondement car la responsabilité est diluée, mobile. Ce n’est pas tant que le lien soit rompu entre ceux que l’on appellerait les travailleurs d’une part et le patronat de l’autre, c’est que le système libéral mondialisé a tout simplement supprimé le lien, l’idée même de l’existence d’un lien ! Potiche fait entonner le refrain du "c'était mieux avant.." en renvoyant à ce temps que les moins de 20 ans… ou du moins dans Potiche, Ozon choisit la dérision pour soulager par le rire quand d’autres, tel Gérard Mordillat, décident de filmer les conséquences terribles de cette dissolution du lien, dans la série diffusée sur France 2 Les vivants et les morts.

 

 

 

            2) Cette nostalgie des années 70, on la capte aussi selon moi dans le sujet et l’esthétique du film de Anton Corbijn (réalisateur talentueux de Control) : The American. Il y a dans le personnage interprété par Georges Clooney quelque chose du Robert Redford des 3 jours du condor, tourné en 1975 par Sydney Pollack. C’est l’idée qui tourne autour d’un personnage seul contre « le système », seulement secondé dans sa soif de vérité par une femme très sexy, dont on ne sait pas toujours si elle sera la traîtresse ou la bienfaitrice.

3-jours-du-condor.jpg


            3) Pour finir, mon petit revival 70 passe par un concert du groupe AIR pour leur nouvel album Love 2. En dépit du fait, comme je l’ai dit précédemment, qu’aux claviers, Jean-Benoît Dunckel n’est pas sans rappeler Richard Clederman, le duo versaillais joue avec ces références, ces sons seventies. AIR crée d’ailleurs une musique qui convoque des images : des Candy in love, des jeunes filles photographies par Hamilton et puis bien sûr les héroïnes vaporeuses de Sofia Coppola. Dans Virgin Suicides, dont on doit la BO à AIR, des filles de 70 défrayent la chronique d’une petite ville paisible du Michigan...

candyrichard cledermanhamilton.jpg

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Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 18:43

    

bel-et-sombre-inconnu.jpg      Dire que je n’ai rien posté depuis le 2 septembre… Ce blog est laissé à l’abandon… Ou tout du moins en friche… Ce qui présente l’intérêt de régénérer la matière… A moins qu’elle ne s’épuise…Un jardin mérite quelque entretien. Alors à défaut de lui consacrer une vaste étendue de temps, je pourrais tout de même y déposer quelques feuilles…


         Mais quelles feuilles ? Que retenir de trois mois écoulés ? Que partager ? Quelle rubrique choisir : les pages politiques ? Économiques ? Culturelles ? Sociales ? Gastronomiques ? Beauté ? Mode ??!! Ou livrer tout pêle-mêle comme les souvenirs reviennent, un mot invitant l’autre… A la manière d’un Memento (mori) ou mieux encore d’un Se souvenir des belles choses qui condenserait non pas ce que la vie a été pendant ces trois mois mais ce qu’il en est resté. Alors lançons le compte rebours et livrons en 3 minutes chrono ce que le bouillon de légumes écume :


Trois bouquets d’hortensias en fin de course, un premier étage de la Tour Eiffel à pieds, un départ de la Route du Rhum au Cap Fréhel, un concert de AIR avec Jean-Benoît Dunckel versus Richard Clederman, le cynique Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, une expo ARMAN avec enfants, des paniers AMAP remplis de légumes inconnus (en particulier un nombre incroyable de variétés de courges !), des risotto au potiron, des soupes de citrouille, des fricassées de rutabagas…, un George Clooney en terrasse de café dans The American, des mauvaises nouvelles, une visite à J. au CHU, de meilleures par téléphone, des ballades en bord de mer dont une surtout avec F. le 10.10.10 à 10 heures pour le One Day On Earth, une sortie en forêt avec une classe, Tamara Drew et Margaux Mottin prêtés par M., un roman de Coetze et un retour chez Henri Beyle, des feux de cheminée, des mercredi maman taxi « danse-théâtre-tennis », un 11 novembre devant Potiche, des kilos de feuilles jaunies dans le composteur, du travail bien sûr, et puis… Et puis je ne sais plus : des sourires, des regards inquiets, des baisers, des fouilles dans la boîte à cache-nez à chasser le gant égaré !


         L’exercice est étrange et sans doute dénué d’intérêt… Sauf pour qui s’attache à l’écriture de ce qui ne peut rester.

Par Maude - Publié dans : (Im)perfection
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 15:23

La-Lecon-De-Piano.jpg

Le vent poussait sur les côtes

Tourmentait ses rives incertaines,

S’acharnait sur la même pensée,

L’étreignait, la brassait, la brimait,

La fatiguait jusqu’à

L’emporter

Au point de non retour

Où les corps se déportent

Et coulent à flots.

 

Le vent soufflait encore

Il traçait sa route

Entre d’autres lignes

Arpentait les collines

Atterrait les échines

Il battait si fort

Au revers de la nuit.

 

Skiron, Achéron, Aquilon…

Les mots s’emmêlent

Les maux sans peine

Roulent les deuils

Et passent à la semaine.

 

Et sur le seuil

Contre un mât de misaine

Qui bat le rappel

La vie va comme

Le vent s’en va,

 

N’attend que le soleil

Tasse tous nos remords

Par Maude - Publié dans : (Im)perfection
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Présentation

  • : Femme (im)parfaite mode d'emploi
  • Femme (im)parfaite mode d'emploi
  • : culture littérature Cinéma Ecriture Société Littérature
  • : Si vous n'avez jamais lu la rubrique hebdo d'un célèbre magazine féminin intitulée "Une journée avec", vous aurez peut-être du mal avec le concept hybride de femme (im)parfaite. Cette rubrique nous vend des femmes imperfectibles : elles travaillent, s'occupent de leurs enfants, chaussent des Jimmy Choo, ont une conscience politique, étudient les suites de Bach, consomment bio... Et si nous revendiquions le droit de chacune à l'(im)perfection et surtout à infiniment plus de complexité (féminine)!
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